Choix de la forme juridique : le simulateur 2026
Micro-entreprise, entreprise individuelle, EURL, SASU, SARL, SAS, société d’exercice libéral ou SCI : la bonne forme dépend de votre activité, de vos associés, du revenu que vous en attendez, mais aussi de votre famille, de votre santé et de vos droits au chômage. Répondez à quelques questions : le simulateur écarte les formes impossibles, chiffre le revenu net que chacune vous laisse et désigne la plus adaptée à vos priorités, avec ses atouts et ses points de vigilance.
Par Philippe Massoubre, expert-comptable et commissaire aux comptes — règles au 5 novembre 2026. Calcul dans votre navigateur : aucune donnée transmise.
Le comparatif chiffré
Vos droits au chômage
Votre protection sociale selon le statut
Les formes écartées
Comment le simulateur choisit
- Un premier tri selon l’activité et les associés. Seul, vous avez le choix entre la micro-entreprise, l’entreprise individuelle, l’EURL et la SASU ; à plusieurs, entre la SARL, la SAS et, selon le cas, la SARL de famille ou la SNC. Les prestataires de services non réglementés (transport, nettoyage, services à la personne, communication…) relèvent des mêmes formes que le commerce ; les prestations intellectuelles (conseil, formation, informatique) se distinguent par la micro-entreprise en BNC et l’absence de SNC ou de SARL de famille. Les professions réglementées ouvrent les sociétés d’exercice libéral (SELARL, SELAS) et la SCP. L’immobilier oriente vers la détention en nom propre, la SCI, le loueur en meublé ou, pour construire et vendre, la SCCV. La SA et la société en commandite par actions sont écartées d’emblée : ces formes se décident avec leurs conseils.
- Un chiffrage au revenu que vous anticipez. Pour chaque forme retenue, le simulateur calcule les cotisations sociales, l’impôt sur les sociétés et le supplément d’impôt sur le revenu de votre foyer, et le net qui vous reste. En société à l’impôt sur les sociétés, la répartition entre rémunération et dividendes est optimisée par le moteur de notre simulateur rémunération ou dividendes.
- Une note selon vos priorités. Coût fiscal et social, protection sociale, maintien de vos droits au chômage, simplicité, protection de votre patrimoine, ouverture du capital : chaque forme reçoit une note sur 10, pondérée par vos réponses. Une mauvaise santé, un âge avancé ou des enfants à charge renforcent le poids de la protection sociale.
Les points qui font souvent la différence
- Les droits au chômage. Le président de SAS ou de SASU qui ne se verse pas de salaire ne paie aucune cotisation et conserve son allocation ; les dividendes ne la réduisent pas. En EURL ou en SARL, le gérant majoritaire garde aussi son allocation sans rémunération, mais doit les cotisations minimales des indépendants. En entreprise individuelle ou en micro-entreprise, le revenu de l’activité est déduit de l’allocation.
- Le coût de la protection. Le travailleur non salarié (entrepreneur individuel, gérant majoritaire) cotise moins, mais doit compléter sa couverture par une prévoyance individuelle (contrat Madelin), plus chère avec l’âge et soumise à un questionnaire médical. L’assimilé salarié rémunéré bénéficie du régime général sans sélection médicale : c’est souvent la meilleure option quand la santé est fragile ou l’âge avancé.
- Le revenu laissé dans l’entreprise. En société à l’impôt sur les sociétés, le bénéfice que vous ne prélevez pas n’est imposé qu’à 15 % jusqu’à 42 500 € ; en entreprise individuelle, en EURL à l’IR ou en micro-entreprise, tout le bénéfice est imposé et soumis aux cotisations, même s’il reste dans l’entreprise.
- La famille. Le conjoint qui travaille avec vous peut être conjoint collaborateur si vous êtes travailleur non salarié ; entre parents, la SARL de famille peut rester à l’impôt sur le revenu sans limite de durée.
Les limites de la simulation
- Les cotisations sont estimées avec des taux globaux (45 % de charges patronales et 22 % de retenue salariale sur le salaire brut, 50 % du revenu net pour un travailleur non salarié), modifiables dans les hypothèses ; la micro-entreprise applique les taux de 2026 (12,3 %, 21,2 %, 25,6 % ou 23,2 % selon l’activité).
- La prévoyance d’un travailleur non salarié est une hypothèse indicative, fonction de votre âge et de votre état de santé ; l’ACRE, réduite depuis 2026, n’est pas prise en compte.
- Chaque ordre professionnel fixe ses propres règles (formes autorisées, détention du capital, caisse de retraite) ; dans les sociétés d’exercice libéral, le traitement social des dividendes fait débat : le chiffrage retient un salaire.
- Pour l’immobilier patrimonial et la promotion, le choix dépend de la durée de détention, du financement et des associés : le simulateur oriente sans chiffrer. Les activités agricoles ne sont pas couvertes.
- Les règles de l’assurance chômage évoluent (cumul plafonné depuis le 1er avril 2025) : vérifiez votre situation avec France Travail avant de vous décider.
Faire valider votre choix par un expert-comptable
En une heure, nous confrontons la simulation à votre projet : statuts, rémunération, protection sociale et droits au chômage. Vous créez ? Le prévisionnel intègre la forme et la rémunération retenues.
Pour aller plus loin
- Simulateur rémunération ou dividendes : la répartition optimale une fois la société créée
- Simulateur voiture de société ou indemnités kilométriques
- Tous nos simulateurs gratuits